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Les premières minutes comptent plus que la perfection de la réaction.

Un clic pressé, un accès compromis : voici quoi faire dans les prochaines minutes.

La sensibilisation au hameçonnage aide à reconnaître un piège avant d’y tomber. Cette page couvre l’étape suivante, celle qu’on espère ne jamais utiliser : le piège a fonctionné, un mot de passe ou un poste est probablement compromis, et il faut agir maintenant - pas dans un compte-rendu la semaine prochaine.

  • Isoler avant d’enquêter
  • Changer ce qui doit changer
  • Aviser les bonnes personnes
  • Savoir quand appeler un spécialiste

Contenir avant de tout comprendre en détail.

  1. IsolerDébrancher l’appareil concerné du réseau (Wi-Fi ou câble), sans nécessairement l’éteindre, pour limiter la propagation.
  2. Changer les accèsDepuis un autre appareil propre, changer le mot de passe touché et fermer les sessions actives si l’outil le permet - jamais via un lien reçu par courriel.
  3. AviserPrévenir le soutien TI immédiatement, puis les collègues qui ont pu recevoir le même courriel, sans attendre une confirmation complète.
  4. DocumenterNoter l’heure, ce qui a été cliqué ou entré, et les gestes déjà faits - cette trace accélère tout ce qui suit.

L’ordre d’avis dépend de ce qui est réellement touché.

Au Québec, une atteinte touchant des renseignements personnels peut déclencher une obligation précise sous la Loi 25 - à confirmer avec un juriste, pas à deviner.

Ordre d’avis représentatif selon ce qui est touché
SituationÀ aviserPourquoi
Mot de passe entré sur un faux siteSoutien TI, puis le fournisseur du compte concernéFermer les sessions actives et forcer un nouveau mot de passe
Renseignements bancaires ou paiement en jeuL’institution financière, sans délaiElle seule peut bloquer une transaction ou surveiller le compte
Courriel envoyé à plusieurs collèguesLes collègues visés, même sans certitude totaleUn doute partagé tôt coûte moins qu’une propagation silencieuse
Données de clients ou partenaires possiblement touchéesLa direction, puis un avis juridiqueUne obligation de déclaration peut s’appliquer selon la nature des données

Ce que PME Soutien ne se promet pas de faire seul.

Un incident courant - un clic sur un lien, un mot de passe entré par erreur, un poste isolé rapidement - se contient généralement avec les gestes ci-dessus. Une intrusion étendue, un rançongiciel qui chiffre plusieurs postes ou une exigence légale complexe dépasse ce que ce texte couvre.

PME Soutien n’est pas une firme d’enquête judiciaire ni un cabinet spécialisé en réponse aux incidents. Si la situation le justifie, une expertise distincte - juridique, forensique ou en négociation avec un assureur - doit être engagée séparément, et aucun délai de résolution n’est promis à l’avance.

Avant d’appeler

  • L’heure approximative où le doute est apparu.
  • Ce qui a été cliqué, entré ou téléchargé.
  • Les comptes ou appareils potentiellement touchés.
  • Les gestes déjà faits, dans l’ordre.

Trois questions qui reviennent après un incident.

Faut-il éteindre complètement l’appareil concerné?

Pas nécessairement. Le débrancher du réseau (Wi-Fi ou câble) suffit souvent à limiter la propagation, tout en gardant l’appareil disponible pour une inspection si elle devient nécessaire. Dans le doute, isoler d’abord et demander conseil avant d’éteindre.

Un rançongiciel change-t-il la marche à suivre?

Oui, sensiblement. Un chiffrement actif exige d’isoler immédiatement tous les appareils reliés au même réseau, pas seulement celui touché, et implique presque toujours une expertise externe pour évaluer les options. Payer une demande de rançon ne garantit aucune récupération.

Faut-il aviser la police ou le Centre antifraude du Canada?

Selon la nature de l’incident, un signalement peut être pertinent, en particulier en cas de fraude financière. Cette décision revient à l’entreprise, idéalement avec un avis juridique si des données sensibles sont en jeu.

Vous voulez réduire vos chances d’en arriver là?

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